2e année
AOC PhotographieÉcole supérieur d'Art d'aix-en-Provence | décembre 2013

 

1. Maxime, Maxime, Marko, Marius

Simulacre

Pour notre série de photographies nous nous sommes inspirés de portraits en pied de la fin du 19e siècle, qui, outre le fait qu'ils détiennent, à notre époque, une forme d'aspect mortuaire, font ressortir un décalage de style et une conception esthétique du portrait différente entre cette époque et la nôtre.

Nous avons réalisé des portraits "d'époque" au sein de la ville, dans des décors actuels, générant un contraste saisissant. En répétant une pose "exacte", l'illusion d'un photo montage raté alliant personnage d'époque à nos jours est très marquée.

L'intêret de la démarche réside dans le fait qu'elle découle directement du processus photographique de l'époque, ainsi que ses codes, placé dans un contexte actuel avec des outils contemporains.

 

2. Léa, Natacha, Lola

Petit salon, Mme Pervenche, Poignard

Issue d'une riche famille de politiciens, elle lève des fonds pour n'importe quelle cause en s'assurant d'être le centre d'attention. Toujours maîtresse d'elle-même, elle confie les basses besognes à ses assistants. Manquer de savoir-vivre lors d'une de ses soirées pourrait s'avérer fatal.

 

3. Ananda, Elio, Thomas

Schizophrénie collective

[la schizophrénie est un trouble appartenant à la catégorie diagnostique des psychoses délirantes chroniques ; elle est principalement marquée par des idées délirantes, reflet d'une perte de contact vital avec la réalité, et une dissociation, véritable dislocation de la vie physique (cognitive et affective).]

Se parler à soi-même, parfois pour se remettre en question, souvent pour trouver une solution est un acte que l'on répète constamment qui est banalisé et commun presque instinctif. Nous sommes composés de plusieurs facettes, personnalités, d'où naît une multitude d'identités prêtes à s'exprimer. Nous n'avons pas choisis ce thème, il s'est imposé a nous tel une psychose infectant notre esprit. Créant une obsession nous nous sommes mis à photographier chaque cercle que nous pouvions croiser.

Nous nous sommes démultiplier numériquement pour représenter ce sentiment, de l'extérioriser afin de le mettre sous vos yeux.
Nous avons choisis un plan fixe dans le parking en sous-sol (symbole de notre introspection) où nous avons créé une métaphore où la discutions avec notre propre reflet nous éloigne les uns des autres.

  • ÉCRAN
    3 plans fixes avec différents lieux suivant les membres du groupe; apparition disparition des individus + Images Spam de cercles
  • IMPRESSION
    plan fixe sous-sol: duplication des membres du groupe.
 

4. Elsa, Kora, Alexandre

Monstruation

Série de trois photos avec plan serré sur buste et une partie du visage. Trois protagonistes qui portent ou ont l'intention de porter à leur bouche un breuvage qui est en fait leur propre sang, ce qui est rejeté naturellement du corps est ici ingurgité. Elles sont mises dans des situations de la vie quotidienne. Volonté de construire les images comme des tableaux, photos structurées et construites.

La mise en scène du repas, café met en évidence cette routine, cette obligation, ce cycle. Tout comme les menstruastions elles mêmes cycle et répétition. C'est une situation naturel irréversible, une situation subit. L'intêret est de montrer quelque chose qui ne se voit pas, de le mettre en évidence dans un contexte, le haut du visage est volontairement absent, perte d'identité et impression de résignation.

  • IMPRESSION
    La série des trois portraits est la plus représentative de notre travail, les images se répondent entre elles c'est pour cela que l'isolement d'une seule photo ne mettrait pas notre projet en évidence. Le travail est plus élaboré, plus abouti. L'impression photo est ce qui correspond le mieux pour présenter la série sous forme de triptyque.
  • ÉCRAN
    La dernière production n'a pas vraiment de lien avec les autres et donc l'intérêt de la présenter sur écran est plus judicieux.
 

5. Laura, Kevin

Des regards

" La mise en abyme est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre de même type. "    Serge Bouvet

Le procédé de mise en abyme est devenu le point de départ de notre projet. Ce dispositif privilégié dans notre démarche induit la notion de répétition.

Nous n’avons pas souhaité traiter ce procédé de manière formelle, classique, en faisant apparaître une seule et même image qui se répéterait indéfiniment (comme par exemple, l’illustration des boites à fromage «Vache qui rit »).
Tout en gardant une organisation générale et répétitive dans les mises en scène des images, nous avons pensé à plusieurs variantes. Cela nous a conduits à réfléchir aux différents contextes du regardeur face à une image (selon les médiums, traditionnels ou modernes – ici le cadre, le livre, et l’écran).
A travers cette démarche, nous souhaitons créer une dynamique du regard, l’amener à se balader dans la proposition d’ensemble, le faisant ainsi transiter d’une image à une autre (d’un moment à un autre ?).
Ce projet pourrait se poursuivre au delà des rendus demandés. En effet, les personnes amenées à regarder nos images (écrans et impression), pourraient à leur tour intégrer l’image, participant ainsi au projet.

  • ÉCRAN
    Partant d’une première image, nous procédons en direct à sa mise en abyme par une succession d’images au schéma générale identique.
  • IMPRESSION
    image tableau : mise en abyme d’images représentant un individu regardant une image, en des occasions différentes mais similaires.
 

6. Manon, Antoine, Simon

Chronorama

La boucle est le mouvement circulaire effectué durant la prise de la photo. Nous avons donc cherché des moyens de représenter ce mouvement circulaire en utilisant le panorama. Nous avons utilisé des environnements en mouvement pour représenter cette notion de temps, la gare, des passages piétons, des routes…
Nous avons également fait des essais de prise de vues en rafale, il s'agit de photographier le mouvement devant l'appareil photo.

Ensuite, nous avons fait une nouvelle série. Nous nous sommes installés dans le patio, on a déposé une pelote de laine au centre de l'espace, puis accroché le fil à l'objectif pour garder toujours la même distance . Puis nous avons tourner autour de cette pelote en photographiant à chaque fois notre repère rouge, la pelote.

Dans cette série, l'appareil est présent, sans l'être, car le fil est relié.
Nous avons par la suite monté, avec photoshop, toute cette série d'images pour revenir à l'idée de diaporama qui nous intéressaient dès le départ. Le résultat de cette expérience nous a intéressé, nous avons donc décidé de continuer dans ce sens en essayant de changer la forme standart, rectangulaire du panorama et de jouer avec l'architecture.

 

7. Fanny, Sébastien

Y mettre le fond et la forme

Les photos présentées à cette étape du travail, sont des compositions de type « nature morte » qui proposent un aller-retour entre - un fond coloré - un livre - et de la peinture séchée. Chaque élément est « hybride » posant question sur ce qu’il est vraiment : volume ou image ? matière ou sculpture ? couleur ou forme ?

Peu importe qu’il représente un tableau, une photographie, une performance ou une sculpture, l’objet livre en 3D, ne contient que des images 2D. (Ici, notre choix s’est tourné vers des artistes qui travaillent sur le thème de la boucle et de la répétition : art génératif, Buren, Pina Bausch…) Dans cet objet, il y a donc une ambiguïté concernant la question du contenu et du contenant, tout comme dans l’objet de peinture sèche où la matière picturale devient un volume à part entière : le moule du récipient dans laquelle la peinture a séché. Cet objet de « surplus » de peinture, pourtant promis à devenir un déchet, une sorte de trop plein récupéré, de reste devient dans ces photos un objet délicat, magnifié et empreint de mystère.

Le fond de couleur présente également cette bivalence : il est unit, « représente » une couleur, mais peut aussi être vu comme une matière dynamique qui oriente la composition de la photo. La frontière physique crée par la rencontre du fond coloré et du blanc relève de la boucle, du négatif et du positif. On y perçoit une double face, le bien et le mal, le vide et le plein et la résonance que deux opposés peuvent engendrer.
En relation avec l’objet peinture, un autre jeu se crée : couleur de la forme ou forme de la couleur ?

Le rapport texte/image est également très présent par le livre. Père de l’histoire, maître de nos écrits, le livre demeure l’objet noble par excellence pour raconter et conter faits historiques ou scientifiques.

Toutes ces questions que l’on se pose sur l’essence des choses, nous obligent à chercher les mots justes pour désigner chaque élément : ce n’est pas de la peinture, c’est un objet fait de peinture, ce n’est pas une installation de Buren, c’est la photographie d’une installation de Buren… (et nous pouvons même aller plus loin, c’est la photographie d’un livre qui présente une photographie d’une installation de Buren.)

Cet endroit de frottement, cet infra-mince qui se crée lorsque l’on essaye de définir quelque chose nous intéresse. La photo met tous ces objets sur un même plan : ceux-ci dialoguent et se renvoient des questions sur le fond et la forme.

 

8. Sarah, Diana

Echoes

" Nous sommes préparés par tout ce qui précède à ce que soit ressenti comme étrangement inquiétant tout ce qui peut nous rappeler cet automatisme de répétition résidant en nous-même."    Freud

De notre intérêt commun pour le corps nous nous sommes posés la question de la répétition dans celui-ci, notamment au niveau des cellules.
Ainsi nous nous sommes fixés un protocole illustré par la phrase suivante: dans l'image des cellules intérieures au corps humain, chercher la forme du corps extérieur.
Nous avons donc procédé par étapes: la réalisation de croquis d'après les formes observées dans les images de cellules; l'analyse des croquis réalisés, c'est à dire la part de hasard et la place du subconscient dans la création, le côté obscur, inquiétant, voire cauchemardesque apparaissant, ainsi que l'importance des divers cadrages et échelles de plan; puis finalement la prise de photographies en studio, en essayant de respecter le plus possible les croquis et leur atmosphère dans la manière de mettre en scène les corps dans l'espace (fond noir, clair-obscur, visages souvent voilés…)

 

9. Clémence, Mona, Fabien

Ritournelle

"Tiens toi droit, ne souris pas, et montre tes oreilles".
Telles sont les formalités à adopter pour une photo d'identité réglementée.

Notre travail se base sur la photo d'identité et plus particulièrement sur l'identité de manière générale.
L'(in)expression est le point majeur de cet ouvrage. Nous avons décidé de le décliner de trois manières différentes, permettant à chaque membre de dépeindre sa vision personnelle du sujet avec comme thème la photo d'identité.

Ainsi notre travail traite de la répétition dans le portrait.

  • ÉCRAN
    Nous avons utilisé le gif afin de faire défiler plusieurs photos traitées différemment. Des éléments du visages comme les yeux et la bouche se superposent à travers le défilement des images.
  • IMPRESSION
    Dans l'idéal pour représenter notre travail photo, nous voudrions tirer un triptyque. Ces trois images choisi ensemble donneraient à voir nos trois perceptions personnelles de la photo d'identité et de l'identité en général. À travers ces photos nous parlons de nous même en relation avec l'autoportrait.
 

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